Forêt ultrasonique / Ultrasonic forest

Comme « son », j’entends (je comprends) tout ce qui attrait à la vibration mécanique d’un milieu (qu’il s’agisse d’air, d’eau ou de solides). Si ce sonore existe en dehors de nos capacités auditives, il n’en est pas moins une composante de l’environnement. Dans Script Geometry, j’ai décidé de travailler pour part sur l’aérien inaudible : des sons se déplaçant dans l’air mais que nous ne pouvons entendre. Ces ultras et infrasons respectivement trop hauts ou trop bas en fréquence pour que nous puissions les percevoir existent dans l’environnement urbain comme dans l’environnement naturel. Leur écoute est (entre autre) rendue possible par un procédé de captation puis de ralentissement – ou accélération (dans le cas des infrasons) – des fréquences. Les infrasons sont inexistant sur la zone, en tout cas d’un point de vue de la bioacoustique. Il est fort probable que les orages et chutes d’arbres génèrent ce type de fréquences extrêmes; mais du stricte point de vue de la communication animale (les éléphants et les baleines étant assez peu fréquents en forêt Amazonienne…) je n’ai pu détecter d’infrasons aux Nouragues.

Thomas Tilly - Script Geometry - Ultrasonic forest

Un des procédés de reproduction des ultrasons se nomme hétérodynage. L’hétérodynage est notamment employé pour la détection et l’identification des chauves-souris. Ces dernières émettent des ultrasons pour communiquer, mais aussi pour se repérer dans l’espace (par envoi et analyse du retour de ces ondes, cf wikipédia – l’écholocalisation. Aux Nouragues, 66 espèces de chauves-souris sont décrite, dont certaines produisent des ultrasons.

Echolocalisation de chauves-souris

Durant mon temps de travail sur la station, je réserve des moments à la stricte recherche et écoute de phénomènes ultrasoniques. Je place ça et là mon détecteur pour explorer d’autres possibles de cette dimension sonore de la zone. J’enregistre certes plusieurs espèces de chiroptères, mais d’autres phénomènes se font de temps à autre entendre dans le champ du capteur. Ce dernier sera mon seul guide dans cette étude. Je ne peux ni entendre, ni la plupart du temps voir l’origine des sons. Au fil des enregistrements apparaitrons des choses dans la litières, d’autres sur dans les arbres ou dans des espaces très localisés et à des heures précises. Bien qu’extrêmement difficiles à identifier, et n’ayant pas à mon grand regret d’entomologistes sous la main, j’imagine la plupart de ces phénomènes imputables à des insectes. Certaines des harmoniques de leurs chants pouvant exister dans le spectre ultrasonore.

Transduction d’ultrasons non identifiés

Transduction d’ultrasons non identifiés

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